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Lutte contre la transmission mère enfant du VIH : Le REGIPIV dresse le bilan de ses activités

Le Réseau national pour une plus grande implication des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA dans la lutte contre le VIH/SIDA p(REGIPIV) a organisé un atelier, ce jeudi 3 mai 2018 à la direction régionale de la santé du Centre. Cette rencontre avait pour but de diffuser les résultats du projet élimination de la transmission mère –enfant du VIH (ETME) mis en œuvre dans la région du Centre en 2017.

Selon le rapport GARPR 2016, en fin 2015, sur 3011 enfants nés de mères séropositives et qui ont été dépistés au VIH, 149 étaient positifs soit un taux de 4,95%  contre 5,30 % en 2014. En 2016, le taux de transmission résiduel a connu une forte hausse car on est passé à 8, 1%. Cette situation a conduit le REGIPIV à mettre en œuvre un projet axé sur l’ETME dans la région du Centre en 2017. Les bénéficiaires du projet étaient essentiellement les femmes enceintes et les nouveau-nés. C’est ainsi que 7088 femmes ont bénéficié d’un counseling VIH. A l’issue de la mise en œuvre du projet l’on dénombre 127 femmes dépistées positives contre 24 conjoints dépistés positifs. Financé par l’UNICEF, le projet a couvert 38 sites et a permis de réaliser des plaidoyers auprès de leaders communautaires, des campagnes d’IEC, des permanences hospitalières et des counseling VIH. L’atelier qui a réuni une quarantaine de participants a été présidé par Dr Thomas OUEDRAOGO, directeur régional de la santé(DRS) du Centre et  avait pour objectif de présenter les acquis du projet et analyser ses insuffisances en vue d’améliorer les actions futures du réseau sur le terrain.  Pour  le DRS la tenue de la rencontre est salutaire car « dans le cycle de vie d’un projet la phase bilan est aussi importante que celle de la mise en œuvre ». Il est également ressorti dans son mot de bienvenue que le REGIPIV est l’un partenaires actif de la DRS sur le terrain de la lutte contre le VIH. Pour Adama OUEDRAOGO, coordonnateur par intérim du REGIPIV, ce projet a engrangé des résultats satisfaisants malgré les difficultés rencontrées sur le terrain. Les participants à l’atelier ont salué la démarche participative adoptée par le réseau dans la dynamique du projet. En effet, la démarche a consisté à identifier de concert avec les responsables des formations sanitaires de la région du Centre les zones où l’intervention du réseau est nécessaire. A l’issue de cette étape l’on a procédé à la formation des acteurs communautaires au nombre de 30 avant de les déployer sur le terrain pour les activités. Il est à noter  que ces acteurs communautaires sont issus de 15 associations membres du REGIPIV intervenant dans la région du Centre. Pour Bayé Wiematé, animatrice à l’association Yamwekré, ce projet leur a permis de renforcer les connaissances des femmes sur le terrain en matière de transmission mère-enfant du VIH. « Nous souhaitons la pérennisation du projet car les femmes ont besoin de nous sur le terrain » a-t-elle plaidé. En rappel, depuis 2014, le REGIPIV s’est engagé avec l’appui technique et financier de ces partenaires dans la mise en œuvre de projets axé sur l’ETME. Cet engagement s’inscrit dans la dynamique du plan ETME du pays qui vise l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH à l’orée 2020. Après cette phase qui a concerné la région du Centre, le réseau interviendra à partir de cette année 2018 dans la région du Nord. L’objectif est d’étendre le projet sur l’ensemble du territoire avant 2020. Issa OUEDRAOGO

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